Président-directeur général du groupe Inetum depuis février 2023, Jacques Pommeraud pilote 28 000 collaborateurs dans 19 pays autour d’une ambition claire : produire un impact digital concret, plus vite, plus simplement, et pour le bien de tous. Son intervention au talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? » (mercredi 27 août, 17h30–18h30, Salon 110) s’inscrit pleinement dans cette vision d’un numérique utile, responsable et profondément tourné vers le service du citoyen.
Avec 25 ans d’expérience au cœur de la transformation des grandes organisations internationales, il a façonné un parcours rare, à la croisée du conseil en stratégie, des grands groupes technologiques mondiaux et des services aux gouvernements. De McKinsey à Atos, de Salesforce à SAP, puis à Bureau Veritas avant de rejoindre Inetum, son fil rouge est constant : faire du changement un levier de performance durable pour les entreprises, les administrations et, in fine, la société.
Un parcours de leader façonné par la transformation des organisations
Avant de parler d’IA, de travail et de services publics, il est utile de comprendre ce qui façonne la vision de Jacques Pommeraud : une carrière entièrement dédiée à la transformation des organisations, à l’optimisation des opérations et à l’accompagnement du changement à grande échelle.
Des débuts dans le conseil en stratégie chez McKinsey
Diplômé ingénieur de l’École nationale des Ponts et Chaussées et titulaire d’un MBA de l’INSEAD, Jacques Pommeraud débute sa carrière dans le conseil en stratégie chez McKinsey & Company, à Paris puis à Boston.
Ce passage par le conseil lui permet :
- de travailler au contact de directions générales sur des enjeux de transformation complexes ;
- d’acquérir une forte culture de la donnée, de l’analyse et de la mesure d’impact ;
- de développer une vision globale des secteurs privé et public, en France comme à l’international.
Cette capacité à prendre de la hauteur stratégique, tout en restant ancré dans la réalité opérationnelle, se retrouve au cœur de son approche actuelle de l’impact digital.
La transformation d’Atos et la création de valeur autour du cloud
En 2009, il rejoint Atos pour piloter le programme de transformation du groupe. Dans un contexte où le numérique se réinvente avec le cloud et les nouveaux modèles de services, il élargit progressivement son périmètre jusqu’à devenir PDG de Canopy Cloud, entité dédiée aux solutions cloud.
Ce chapitre de son parcours illustre plusieurs compétences clés :
- conduire des transformations industrielles de grande ampleur ;
- aligner technologie, modèle économique et attente des clients ;
- accélérer la transition vers des infrastructures plus agiles et plus flexibles.
Autant de briques fondatrices pour penser ensuite l’IA comme une nouvelle étape de cette transition numérique.
Une expérience internationale au cœur des géants du logiciel : Salesforce et SAP
En 2014, Jacques Pommeraud rejoint Salesforce Inc. en tant que Senior Vice-President & General Manager Success Services, basé à San Francisco. Il y développe une vision tournée vers la réussite client et la valeur d’usage apportée par les solutions logicielles.
Il poursuit ensuite dans un rôle mondial similaire chez SAP, autre acteur majeur des logiciels d’entreprise. Ces expériences lui donnent :
- une compréhension fine des enjeux de transformation numérique des grands comptes à l’échelle mondiale ;
- une pratique concrète des modèles SaaS, de la donnée et de l’intégration de nouvelles technologies comme l’IA dans les processus métiers ;
- une culture forte de l’orientation client, de la valeur mesurable et du service.
C’est aussi là que se renforce sa conviction que le numérique ne vaut que par l’impact réel qu’il génère : gains de productivité, meilleure qualité de service, simplification du quotidien des équipes et des usagers.
Bureau Veritas : entre France, Afrique et services aux gouvernements
De 2018 à 2023, Jacques Pommeraud est vice-président exécutif de Bureau Veritas, en charge de la France, de l’Afrique et des services aux gouvernements. Il se trouve alors au carrefour des enjeux de conformité, de qualité, de sécurité, mais aussi de modernisation de l’action publique.
Cette responsabilité sur des périmètres géographiques et institutionnels variés lui donne un point de vue précieux sur :
- les attentes des administrations en matière de modernisation et de simplification ;
- les besoins très concrets des citoyens et des entreprises face aux démarches administratives ;
- les contraintes réglementaires, éthiques et opérationnelles qui encadrent l’action publique.
Autant d’éléments clés pour aborder aujourd’hui la question de l’IA dans les services publics de manière pragmatique, réaliste et orientée résultat.
Inetum : un groupe international dédié à l’impact digital
Depuis février 2023, Jacques Pommeraud est président-directeur général du groupe Inetum. Il dirige une équipe de 28 000 personnes réparties dans 19 pays, unie par une mission commune : apporter de l’impact digital plus vite, plus simplement, et pour le bien de tous.
Ce positionnement d’Inetum repose sur une conviction forte : le numérique doit être un accélérateur de transformation positive, au service :
- des entreprises qui cherchent à gagner en efficacité, en agilité et en compétitivité ;
- des administrations qui veulent offrir des services plus fluides, plus accessibles et plus personnalisés ;
- des citoyens et des collaborateurs, dont le quotidien peut être simplifié par des usages numériques bien conçus.
L’impact digital : plus vite, plus simplement, pour le bien de tous
Au-delà de la technologie, la notion d’impact digital portée par Jacques Pommeraud et Inetum renvoie à une question centrale : que change concrètement le numérique dans la vie des organisations et des individus ?
Aller vite, sans perdre le sens
Dans un environnement économique et sociétal en mouvement permanent, la vitesse d’exécution est devenue un enjeu majeur. L’impact digital, tel qu’on peut le comprendre à travers la stratégie d’Inetum, vise à :
- accélérer la mise en œuvre de projets numériques utiles, en réduisant le temps entre l’idée et le résultat tangible ;
- favoriser l’expérimentation, les itérations rapides et les retours d’expérience concrets ;
- réduire les cycles de décision trop longs qui freinent souvent l’innovation dans le secteur public comme dans le privé.
Cette rapidité ne se fait pas au détriment du sens : elle s’articule autour d’objectifs clairs, mesurables et partagés avec les équipes.
Faire simple dans un monde technologique de plus en plus complexe
Dans le domaine du numérique, la complexité peut vite devenir un frein : multiplication des outils, des systèmes, des réglementations, des interfaces. La promesse d’un impact digital « plus simplement » consiste à :
- concevoir des solutions centrées sur les usages réels, et non sur la technologie pour la technologie ;
- rendre les interfaces plus intuitives, plus accessibles, y compris pour les publics éloignés du numérique ;
- simplifier les architectures et les parcours pour réduire les frictions et les coûts cachés.
Dans les services publics en particulier, cette simplicité se traduit par des démarches plus fluides, moins de redondance d’informations, et une meilleure lisibilité des droits et des prestations.
Mettre la technologie au service du bien commun
Le troisième pilier de la vision de Jacques Pommeraud –« pour le bien de tous »– renvoie à la dimension sociétale du numérique. L’impact digital ne se limite pas à la performance économique : il intègre des enjeux d’inclusion, d’accès aux droits, de qualité du service public et de confiance.
Concrètement, cela signifie par exemple :
- réduire les inégalités d’accès aux services, en facilitant les démarches à distance tout en préservant des points de contact humains ;
- adapter les services numériques à des profils variés (âge, niveau de maîtrise numérique, situation géographique) ;
- renforcer la transparence et la traçabilité des décisions, notamment lorsque l’IA est utilisée.
IA, travail et services publics : quels futurs à inventer ?
Le talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? » abordera une question centrale : comment faire de l’intelligence artificielle un atout pour le monde du travail et pour l’action publique, plutôt qu’une source de complexité ou d’inquiétude ?
Une IA qui assiste les agents plutôt qu’elle ne les remplace
Dans les services publics comme dans les entreprises, l’IA a un potentiel immense pour automatiser des tâches répétitives, analyser des volumes massifs de données et aider à la décision. Une approche centrée sur l’impact positif met l’accent sur :
- la libération du temps des agents pour des missions à plus forte valeur ajoutée humaine (accueil, accompagnement, pédagogie) ;
- l’amélioration de la qualité des dossiers grâce à une meilleure complétude et une réduction des erreurs ;
- une meilleure allocation des ressources, en identifiant plus rapidement les situations prioritaires.
Dans cette perspective, le rôle du management et de la formation est déterminant : il s’agit d’expliquer, d’accompagner, de co-construire les nouveaux usages de l’IA avec les équipes.
Des services publics plus personnalisés et plus fluides
L’IA peut aussi transformer la relation entre l’administration et l’usager en rendant les services :
- plus personnalisés: orientation dans les démarches, recommandations adaptées aux situations individuelles, anticipation de certains besoins ;
- plus fluides: réduction des délais de traitement, meilleure circulation de l’information entre services, limitation des demandes d’informations redondantes ;
- plus proactifs: proposition automatique de dispositifs ou d’aides auxquels un citoyen peut prétendre.
Ces évolutions ne sont possibles que si l’IA est pensée comme un levier au service d’une politique publique claire, transparente et expliquée, dans le respect des données personnelles et des réglementations en vigueur.
Compétences, conduite du changement et accompagnement des équipes
L’un des fils conducteurs du parcours de Jacques Pommeraud est la conduite du changement. Appliquée à l’IA et aux services publics, cette expérience se traduit par quelques principes clés :
- anticiper les impacts sur les métiers et les compétences, plutôt que de les subir ;
- associer les agents et les managers dès la conception des nouveaux outils ;
- mettre en place des programmes de formation continue, accessibles et progressifs ;
- instaurer un dialogue permanent autour des préoccupations et des attentes liées à l’IA.
C’est cette approche structurée du changement, basée sur l’écoute et la co-construction, qui permet de transformer l’appréhension en opportunité et de faire de l’IA un allié plutôt qu’un facteur de tension.
Éthique, confiance et responsabilité : des conditions indispensables
Pour que l’IA trouve pleinement sa place dans les services publics, la question de la confiance est cruciale. Une vision responsable de l’impact digital implique:
- d’être clair sur ce que fait ou ne fait pas l’IA dans un processus décisionnel ;
- de garantir la protection des données personnelles et la conformité réglementaire ;
- de préserver le rôle de l’humain dans les décisions sensibles, notamment pour les situations individuelles complexes ;
- de mesurer et d’expliquer les bénéfices concrets pour les usagers et pour les agents。
Ce cadre éthique est un prérequis pour que l’IA devienne un levier d’amélioration de la qualité du service plutôt qu’une source de méfiance。
Ce que l’expérience de Jacques Pommeraud apporte au débat
Le parcours de Jacques Pommeraud lui donne une position singulière pour aborder le futur de l’IA dans le travail et les services publics. Il conjugue:
- la vision stratégique acquise chez McKinsey ;
- la maîtrise des grands programmes de transformation développée chez Atos et Canopy Cloud ;
- l’expérience des solutions logicielles et des services à l’échelle mondiale, acquise chez Salesforce et SAP ;
- la connaissance des enjeux publics, réglementaires et territoriaux approfondie chez Bureau Veritas ;
- la responsabilité actuelle de piloter un acteur international du numérique, Inetum, au service de l’impact digital。
Cette combinaison rare d’expériences lui permet d’aborder les sujets d’IA, de travail et de services publics avec un regard:
- pragmatique: ancré dans le réel des organisations et des contraintes opérationnelles ;
- orienté résultats: focalisé sur les gains mesurables pour les usagers, les agents et les organisations ;
- équilibré: intégrant à la fois les enjeux technologiques, économiques et sociétaux。
Impact digital et IA dans les services publics : quels bénéfices concrets ?
Pour éclairer les enjeux du talk, il est utile de synthétiser les principaux bénéfices possibles de l’impact digital appliqué à l’IA et aux services publics。
| Enjeu | Apport potentiel de l’impact digital et de l’IA |
|---|---|
| Qualité de service | Réponses plus rapides, dossiers mieux traités, suivi plus transparent des démarches。 |
| Expérience usager | Parcours simplifiés, interfaces plus intuitives, services accessibles 24/7。 |
| Conditions de travail des agents | Allègement des tâches répétitives, meilleure répartition de la charge, outils d’aide à la décision。 |
| Performance de l’action publique | Utilisation plus fine des données, ciblage des politiques publiques, pilotage en temps quasi réel。 |
| Inclusion et accès aux droits | Meilleure identification des publics fragiles, accompagnement personnalisé, simplification des démarches。 |
L’enjeu, pour des acteurs comme Inetum et des dirigeants comme Jacques Pommeraud, est de transformer ces potentiels en résultats concrets, mesurables et durables。
Pourquoi cette vision compte pour les entreprises et les administrations
La vision de l’impact digital portée par Jacques Pommeraud ne concerne pas uniquement les services publics : elle touche tout autant les entreprises qui coopèrent avec eux, les partenaires technologiques et l’ensemble de l’écosystème numérique。
Pour les administrations, cette vision se traduit par:
- des projets numériques pensés pour améliorer concrètement le service rendu aux citoyens ;
- une approche méthodique de la transformation, qui combine technologie, organisation et compétences ;
- un accompagnement dans la durée, essentiel pour ancrer les changements dans les pratiques。
Pour les entreprises, elle offre:
- des partenariats structurés autour de la performance, de la qualité et de la valeur d’usage ;
- une capacité à intégrer l’IA dans les processus métiers de manière responsable et efficace ;
- un regard global, nourri par des expériences internationales et multisectorielles。
Et pour les collaborateurs, dans le public comme dans le privé, cette vision ouvre la voie à:
- des outils mieux adaptés à leurs besoins quotidiens ;
- des opportunités de montée en compétences autour des technologies émergentes ;
- une manière plus collaborative et plus inclusive de vivre la transformation numérique。
Vers un futur à inventer, ensemble
L’IA, le travail et les services publics se trouvent aujourd’hui à un tournant. Loin d’être un simple sujet technique, c’est un enjeu de société : comment mettre la puissance des technologies au service du bien commun, sans perdre de vue l’humain, l’éthique et la confiance ?
Avec son parcours de 25 ans au cœur de la transformation des organisations, son expérience internationale dans de grands groupes du numérique et des services, et sa fonction actuelle de PDG d’Inetum, Jacques Pommeraud apporte une contribution précieuse à ce débat. Sa vision d’un impact digital plus vite, plus simplement, et pour le bien de tous donne un cap : celui d’un numérique exigeant sur ses résultats, mais profondément au service des personnes.
Le talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? », mercredi 27 août de 17h30 à 18h30 (Salon 110), sera l’occasion d’explorer plus en détail ces enjeux, de confronter les points de vue et d’esquisser des pistes de solutions. Un rendez-vous clé pour toutes celles et ceux qui souhaitent faire de l’IA un accélérateur de progrès, au service des organisations comme de la société.
